1874

Afrique

Victoire britannique contre les Ashanti. Elle marque le déclin du royaume des Ashanti, au Ghana actuel. Leurs rivaux traditionnels, les Fanti, sont remplacés par les Britanniques qui les ont neutralisés et ont racheté aux Hollandais les forts disséminés le long de la côte. Refusant de payer un tribut aux Ashanti, les Britanniques (sir Garnet Wolseley) incendient leur capitale, Kumasi. Ils leur imposent le traité de Foména, par lequel les Achanti cèdent leurs droits sur la côte et renoncent à la traite et à l’esclavage, leurs principales sources de revenus.
  • 3 février : prise de Kumasi par les Britanniques ; ils saccagent et incendient la ville[4].
  • 24 juillet : la Côte de l'Or devient colonie de la Couronne britannique[5].
  • 21 octobre : Kofi Karikari (en) est détrôné. Début du règne de Mensa Bonsu (en), asantehene des Ashanti (déposé en 1883)[4].
  • 23 octobre : le sultan du Darfour Ibrahim Qarad est tué à la bataille de Manawashi[8]. Le prince marchand égyptien Zubeir Pacha s’empare du Darfour pour le compte du khédive d’Égypte[9]. Il envisage de se passer des intermédiaires égyptiens et d’utiliser une liaison directe avec Benghazi par El Giof. Son influence inquiète les Égyptiens, qui l’emprisonnent lors de sa visite au Caire. Son fils, Soliman bey, réunit une armée pour le libérer, mais est battu et tué par les troupes égyptiennes en 1879.


  • Tanzanie : Nyungu ya Mawe (v. 1840-1884), issu du peuple nyamwezi, quitte Unyanyembe et établit en pays kimbu, à l’est et au sud-est de Tabora un royaume solidement encadré[12]. Il découpe ses possessions en sept provinces dirigées par des watwale chargés principalement de collecter l’ivoire.

Amérique

12 avril : Nicolás Avellaneda, président de la République Argentine.
  • 12 avril : Nicolás Avellaneda est élu président de la République Argentine (fin en 1880). Il échoue dans sa tentative de réconciliation nationale. Il doit lutter contre l’ancien président Bartolomé Mitre, puis contre la province de Buenos Aires qui refuse la défaite de son gouverneur à l’élection présidentielle, avant de prendre la possession de la présidence le 12 octobre[18]. L’Argentine est divisée. D’un côté Buenos Aires, où le libéralisme gagne les classes moyennes, penche en faveur d’un État national : la ville est aux mains d’une oligarchie qui est lasse de la domination des caudillos ruraux ; de l’autre, les grands propriétaires des campagnes soutiennent les sécessions afin d’échapper au contrôle d’un État. Néanmoins, ces derniers serait prêts à accepter l’Union dans la mesure où leurs intérêts seraient garantis.
La Révolution de la République Argentine. — Occupation du palais du gouvernement par les troupes, à Buenos-Aires. L'Illustration du .

Asie et Pacifique

Mai : expédition de Taïwan
  • 10 octobre : les Britanniques annexent l’archipel des Fidji[32].
  • 16 novembre : majorité du roi du Siam Rama V[33]. Il entreprend des réformes : abolition du système féodal, interdiction de l’esclavage, modernisation de l’armée, etc.


Europe

  • 19 mai : une loi interdit le travail des enfants âgés de moins de 13 ans et réglemente le travail des femmes en France. Un corps d'inspection est créé pour appliquer la nouvelle loi[45].
  • Printemps-été : Russie : apogée du « mouvement vers le peuple » lancé par les populistes[46]. Des milliers d’étudiants (narodniki) vont tenter vainement de soulever les campagnes. Nombreuses arrestations.
13 juillet : attentat contre Bismarck.
  • En Norvège, le parti venstre veut faire admettre le principe que les ministres soient autorisés à participer aux débats du Storting, afin que le Parlement puisse exercer un contrôle politique sur l’action gouvernementale. Le texte, voté trois fois par le Storting, est refusé par trois fois par le roi Oscar II (1874, 1877, 1880). Le Storting finit par considérer que le texte est promulgué, mais les membres du gouvernement alors en place sont cités devant la Haute Cour, condamnés et relevés de leurs fonctions[53].
  • Loi électorale restrictive en Hongrie[54].
  • Suppression de trois lycées slovaques pour cause « d’agitation panslave » (1874-1875)[54].
La Seine à Argenteuil, Claude Monet

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