1943

1943 est une année commune commençant un vendredi.

  • Renversement de la situation au profit des Alliés en Extrême-Orient.

Afrique

Février, campagne de Tunisie : patrouille américaine à la bataille de Kasserine.
13 mai : von Arnim capitule
  • 17 septembre : le CFLN crée une Assemblée consultative qui sera composée de membres de la Résistance intérieure, de la résistance extérieure et d’anciens élus de la IIIe République. Elle se réunie à Alger le 3 novembre[18].

Amérique

4 juin : Rawson et Ramírez saluant la foule le jour du coup d’État en Argentine
  • 20 décembre : coup d’état en Bolivie perpétré par de jeunes officiers réformistes dirigés par le lieutenant Gualberto Villarroel et appuyé par le Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR)[29], parti aux penchants fascisant et raciste, qui attribue tous les malheurs du pays aux barons de l’étain (presque tous d’origine étrangère) et aux Juifs. Pendant trois ans, Villaroel et le MNR renforcent l’État et tentent une incorporation des couches populaires (fin en 1946)[30].

Asie et Pacifique

7 janvier : l’infanterie australienne à Buna.
17 septembre : débarquement de troupes néo-zélandaises de la 3e division à Vella Lavella.
Livret de propagande japonaise publiée par la Conférence de Tokyo.

Proche-Orient

  • 24 janvier : sous la pression britannique, le Comité d’Alger accorde au général Catroux, haut-commissaire de la France libre au Levant, les pleins pouvoir en vue de rétablir la vie constitutionnelle. Il annonce le rétablissement de l’ordre républicain et des élections libres en Syrie () et au Liban (18 mars)[55].
  • 18 février : le président Roosevelt déclare que la « défense de l’Arabie saoudite est vitale pour la défense des États-Unis » et autorise des crédits « prêt-bail » à l’Arabie saoudite. Il décide d’apporter cette aide financière pour maintenir le pays dans le camp allié. La présence militaire et logistique américaine renforce les relations avec Abdelaziz Ibn Sa’ud. Les experts américains prennent conscience du rôle stratégique de l’Arabie saoudite dans l’économie mondiale[56].
  • 24 février : une déclaration parlementaire d’Anthony Eden laisse entendre que la Grande-Bretagne serait favorable à une certaine forme d’unité arabe[57]. Le 30 mai, le gouvernement nationaliste égyptien de Nahhas Pacha saisit l’occasion et invite les gouvernements arabes à envoyer au Caire des représentants pour discuter de la question de l’unité arabe[58]. Les Britanniques interdisent toutefois la venue de délégués de Palestine et d’Afrique du Nord. L’Arabie saoudite se montre hésitante.
  • 3 juillet - 5 août : réunion préliminaire au Caire de Nahhas Pacha et de Nouri Saïd sur l’unité arabe[57]. On discute de la création d’un État « grand syrien » mais les représentants libanais s’y opposent. La délégation syrienne propose de faire de Damas le garant du Pacte national de 1943. Ces consultations aboutissent au projet de réunion d’un congrès préparatoire pour discuter de la forme que prendra l’unité arabe. Sur l’insistance de l’Arabie saoudite et du Liban, il est convenu que cette unité ne pourra être qu’une association d’États indépendants. L’Égypte est favorable à cette formule.
  • 10 et 26 juillet : en Syrie, le Bloc national remporte la victoire aux élections[59].
22 novembre : manifestations à Beyrouth lors de la libération par les Français du gouvernement du Liban.
  • 21 septembre : les nationalistes triomphent aux élections à Beyrouth et préconisent une modification de la Constitution dont les termes sont « incompatibles avec l’indépendance ». Le représentant de la France, Jean Helleu, s’y oppose. La Chambre de Beyrouth passe outre et abolit le mandat français le 8 novembre[62].
  • 11 novembre : l’ambassadeur Helleu fait arrêter le président du Liban Béchara el-Khoury et le chef du gouvernement Riad al-Sulh, et remplace le président de la République par Émile Eddé. Un gouvernement « national » libanais se constitue aussitôt dans la montagne, soutenu par le président de Syrie Choukri al-Kouatli et les Britanniques. Des manifestations violentes éclatent dans tout le pays. Catroux est envoyé d’urgence à Beyrouth et rétablit le statu quo le 22 novembre[62]. Dans les mois suivants, la France transfère toutes les compétences étatiques aux gouvernements syriens et libanais. L’indépendance politique est reconnue, mais la France conserve jusqu’à la fin de la guerre le contrôle des troupes spéciales du Levant et conditionne toujours l’indépendance à la conclusion d’un traité.
  • 28 novembre : la conférence de Téhéran, qui réunit pour la première fois Joseph Staline, Franklin Roosevelt et Winston Churchill commence (fin le 1er décembre). De nombreuses discussions sont consacrées au plan de débarquement en France (opération Overlord), fixé au printemps 1944. La question territoriale polonaise n’est pas résolue, pas plus que celle de l’organisation future de l’Allemagne, pour laquelle différents plans de démembrement sont envisagés[63]. La conférence met fin au projet britannique d’intervention balkanique au profit du débarquement en Atlantique[64]. Les Alliés ne peuvent exiger la capitulation sans condition de la Hongrie qu’ils ne sont pas en mesure de protéger contre les Allemands. L’Europe de l’Est de Dantzig à Trieste est abandonnée à l’URSS[65].

Europe

30- 31 janvier : raid nocturne sur Hambourg [66].
14 mars : le commandant allemand Fritz Witt dans les rues de Kharkov, protégé par une autochenille, lors de la prise de la ville.
  • 4 avril : l’aviation américaine bombarde les usines Renault de Boulogne-Billancourt[81].
  • 13 avril : la radio allemande annonce la découverte près de Katyn d’un charnier contenant les restes de 4 143 officiers polonais assassinés par les Soviétiques. Les Allemands accusent les Soviétiques, qui leur retournent l’accusation[82].
  • 16 avril : découverte fortuite à Bâle des effets psychédéliques du LSD par Albert Hofmann[83].
Répression du soulèvement du ghetto de Varsovie. Photographie du rapport Stroop.
Soldats américains et britanniques débarquant près de Gela, 10 juillet 1943.
1er août : Ploieşti sous les bombes.
Soldats britanniques à Reggio, le 3 septembre lors de l’ opération Baytown.
9 septembre : opération Avalanche. Débarquement de troupes américaines dans le golfe de Salerne.
  • 9 septembre :
    • débarquement des Alliés dans le golfe de Salerne, où ils rencontrent une vive résistance des Allemands[107].
    • création à Rome du Comité de libération nationale[108].
    • le diplomate hongrois László Veress rencontre à Istanbul l’ambassadeur britannique en Turquie Hughe Knatchbull-Hugessen et signe en secret une convention de reddition sans conditions devant prendre effet à la date fixée par les Alliés[109]. La IIe armée hongroise a subi de lourdes pertes sur le front russe à Voronej sur le Don et à Stalingrad[110] : en août, le gouvernement engage vainement des démarches pour la paix auprès des puissances alliées. Un agent diplomatique de Kállay, László Veress, reçoit à Istanbul le 9 septembre un message non signé d’Anthony Eden concernant les conditions que la Hongrie doit remplir en vue d’un traitement favorable par les Alliés. Le gouvernement hongrois tergiverse. Il reconnaît le gouvernement de Mussolini libéré par un commando SS le 29 septembre.
  • 10 septembre : les Allemands envahissent le nord de l’Italie[111].
12 septembre : opération Eiche. Mussolini est libéré.
Bataille du Dniepr. Des soldats soviétiques préparent des radeaux pour traverser le fleuve.
6 novembre : soldats de l’ Armée rouge avenue Kreschatik, à Kiev.
Partisans yougoslaves dans les environs de Prijepolje, au moment de l’ opération Kugelblitz.

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