1949

1949 est une année commune commençant un samedi.

  • 4 avril : signature à Washington du Pacte Atlantique, lequel crée une alliance militaire entre 12 pays occidentaux (l’OTAN) dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Italie, le Portugal, le Danemark, l’Islande, la Norvège et le Canada. Ce traité a pour but de prévenir une éventuelle agression des pays communistes, les pays signataires s’engageant à se porter secours en cas d’attaque contre l’un d’eux. Ce traité institutionnalise la guerre froide et a pour conséquence six ans plus tard la création du pacte de Varsovie.
  • 12 août : signature des conventions de Genève.
  • 2 décembre : adoption par l’Assemblée générale des Nations unies de la Convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui, résolution 317 (IV) du .

Afrique

Amérique

  • 5 mars, Mexique : pour la première fois depuis les expropriations de 1938, deux compagnies pétrolières américaines reçoivent la permission d’effectuer des forages sous le contrôle de la Pemex[12].

Asie et Pacifique

9 juin : grève des chemins de fer japonais.
17 août : déraillement d’un train à la gare de Matsukawa ( incident Matsukawa).
27 décembre : transfert de souveraineté pour l’ Indonésie. Fin de la Révolution nationale indonésienne.
1er octobre : Mao Zedong proclame à Pékin la république populaire de Chine.

Proche-Orient

10 mars : prise d’ Eilat. Un soldat lève un drapeau d’Israël improvisé ( Ink Flag).
  • 8 juillet : Antoun Saadé, chef du Parti populaire syrien (PPS) est exécuté par les autorités libanaises après des combats de rue à Beyrouth[63].
  • 14 août : Husni al-Zaim est renversé par un autre coup d’État et assassiné par un officier membre du PPS. Le nouveau chef de l’État, le colonel Hinawi, décide de gouverner avec des membres du parti du peuple. Michel Aflak, dirigeant du Ba’th est nommé ministre de l’Éducation et Hourani à l’Agriculture[59].
  • 23 août : après l’échec de la commission de conciliation pour régler la question de Jérusalem, l’ONU la remplace par la mission économique Clapp. La mission Clapp suggère la mise en valeur économique de la région par une politique de grands travaux fondée sur l’emploi de la main-d’œuvre réfugiée. Le 8 décembre, elle crée l’UNRWA (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East), agence chargée d’apporter des secours d’urgence et de programmer les grands travaux, financée par les États-Unis[64]. Elle se rend rapidement compte qu’Israël et les pays arabes ne collaboreront pas et que les réfugiés défendent leur identité et refusent toute réinstallation hors de chez eux. Ils se constituent en quartiers autonomes dans les villes ou dans des camps. L’agence se contente d’apporter de l’aide alimentaire, d’assurer la scolarisation et l’encadrement médical.
  • 7 octobre : manifestation à Damas contre le projet de croissant fertile soutenu par les Britanniques[59].
  • 14 octobre : l’Arabie Saoudite revendique un débouché sur le littoral entre le Qatar et Abou Dabi, ainsi que l’oasis de Buraymi. Les négociations de l’émir Fayçal avec les Britanniques n’aboutissent pas. La querelle reprend en février 1954 après l’avènement du roi Saoud, et après l’échec d’une commission internationale réunie à Cannes le , les troupes britanniques occupent l’oasis de Buraymi le [65].
  • 15 novembre : les élections en Syrie donnent 51 sièges sur 114 au parti du peuple[59].
  • 19 décembre : un troisième coup d’État est organisé par Adib Chichakli en Syrie[59].

Europe

Mars : collectivisation en Roumanie. Une des premières fermes collectives créées à Rascani, dans le județ de Vaslui.
  • 2 mars : décret ordonnant l’expropriation des propriétés de plus de 50 hectares en République populaire roumaine ; il est appliqué immédiatement dans la nuit du 2 au 3 mars et 2 000 familles (plus de 3 000 personnes) sont expulsées et mises en résidence forcée. Du 3 au 5 mars, le plénum du comité central du PCR lance la collectivisation des terres, imposant la « restriction » puis la « liquidation » des chiaburi, les paysans riches (fin en 1962)[70].
  • 25-28 mars : opération Priboï ( « Lame de fond » ) ; déportation par les Soviétiques de plus 90 000 civils estoniens, lituaniens et lettons, « familles de koulaks, nationalistes et bandits » (70 % des déportés sont des femmes et des enfants)[71],[72].
  • 15 mai : aux élections parlementaires hongroises, une seule liste est proposée, composée exclusivement de communistes et de leurs partisans, celle du Front populaire, qui remporte 96,27 % des suffrages[73].
    • Début d’une campagne de collectivisation en Hongrie (1949-1950). En 1953, environ 20 % des paysans travailleront dans des kolkhozes[74]. La Hongrie nationalise de nombreuses industries, confisque les biens des paysans qui n’acceptent pas la collectivisation. Des milliers d’opposants sont envoyés en camps de travail.
  • 15-16 mai : élections législatives est-allemandes[75].
  • 1er juillet : le Saint-Office condamne la doctrine et la pratique politique du communisme sous peine d’excommunication. Le gouvernement polonais annonce le lendemain qu’il considère le décret comme un « acte d’agression politique » contre la république populaire et en interdit la publication. Il réplique le 5 août par un décret sur « la protection de la liberté de conscience et de confession en Pologne », qui vise les prêtres qui refuseraient les sacrements à des membres des partis au pouvoir. Le gouvernement polonais entreprend la lutte contre l’Église catholique dont l’influence est considérable en Pologne. Les institutions de bienfaisance (septembre), les écoles et les biens de l’Église sont nationalisés (Caritas en , les biens de la main morte par la loi du ). Des centaines de prêtres sont arrêtés. Un accord est signé le entre les représentants du clergé et le gouvernement[76],[77].
  • 12 juillet : statut spécial pour les Juifs en République populaire roumaine, prévoyant une seule communauté par ville et leur réunion en une fédération dont le Conseil rabbinique est nommé par le ministre des cultes[78].
20 août : proclamation officielle de la République populaire de Hongrie.
  • 16-24 septembre : procès et condamnation à mort de l’ancien ministre de l’intérieur László Rajk et de plusieurs autres membres du Parti des travailleurs hongrois, suivi d’une purge qui renforce le pouvoir communiste en Hongrie. Des centaines de responsables et de militants du parti clandestin d’avant-guerre passent par la torture et la prison[74].
7 octobre : proclamation de la RDA.
  • 1er janvier : instauration du service militaire obligatoire au Royaume-Uni[88] (National Service Act de 1947). Il sera supprimé en 1954.
14 août : élection en Allemagne. Affiche électorale du SPD
Portrait de Konrad Adenauer sur une affiche électorale.
Personnalités majeures décédées en 1949

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