1953

1953 est une année commune commençant un jeudi.

Afrique

Haïlé Sélassié en visite officielle aux États-Unis, le 25 mai 1953.
  • 22 mai : Hailé Sélassié Ier signe avec les États-Unis un traité de défense mutuelle. Par le traité d’amitié et d’assistance économique du 6 août suivant, ils lui apportent une aide pour la reconstruction du pays[7].
  • 3 juin : fondation du comité France-Maghreb par Louis Massignon, qui cherche à rapprocher christianisme et islam[8].
  • 1er août : les Britanniques créent la Fédération de Rhodésie et du Nyasaland, assurant aux 200 000 Blancs une position dominante, alors que les minorités asiatiques ont un rôle important dans l’économie et que les Noirs sont les plus nombreux (6,1 millions). Le Nyassaland African Congress (NAC) s’oppose vivement à cette fédération (fin le )[9].
Le Glaoui et Abd El Hay Kittani conspirent pour renverser le sultan du Maroc.


Amérique

Fidel Castro en état d’arrestation après l’attaque de la caserne de Moncada.
La réforme agraire en Bolivie.

Asie et Pacifique

  • 21 avril : la mission militaire hollandaise en Indonésie, accusée de soutenir certains mouvements hostiles au gouvernement républicain est dissoute. Toutes les conférences qui doivent décider du sort de la Nouvelle-Guinée occidentale échouent[33].
Rapatriement de prisonniers de guerre en Corée lors de l’opération Big Switch, à la suite de l'armistice de Panmunjeom.
Décembre : utilisation du napalm par la France pendant la , guerre d’Indochine.

Proche-Orient

19 août : coup d’État à Téhéran. Couverture du Tehran Mosavar
  • 12 septembre : le président Adib Chichakli autorise les partis politiques en Syrie à certaines conditions, mais les partis d’opposition boycottent les élections législatives annoncées pour le 9 octobre[57].
  • 15 septembre : Salah Salem annonce la création d’un tribunal révolutionnaire en Égypte (mahkamat al-thawrah) constitué pour juger et condamner les personnalités principales de l’ancien régime. Il est présidé par le ministre de la Défense Abdel Latif Boghdadi (Sadate et Hassan Ibrahim sont vice-présidents)[58]. Les rapports du pouvoir avec les Frères musulmans se détériorent. Le régime égyptien prend une voie nettement populiste et autoritaire.
  • Septembre : Israël installe un kibboutz dans la bande démilitarisée d’el-Auja (Tel Nitsana) et revendique la souveraineté du territoire[59].
14-15 octobre : massacre de Qibya. Retour des habitants dans les ruines de leur village
  • 14 - 15 octobre : massacre de Qibya. 70 personnes sont tuées lors d’une opération de représailles israélienne menée par l’unité 101 contre un village de Cisjordanie à la suite d’un attentat[63].
  • 16 octobre : après le refus du plan Main-Klapp de partage des eaux du Jourdain, publié par l’ONU en septembre, le président Eisenhower annonce l’envoi au Proche-Orient de l’ambassadeur américain Eric Johnston, chargé d’élaborer un « plan américain » pour parvenir à une entente israélo-arabe par le biais de la gestion des eaux. Tous les cours d’eau du nord seraient regroupés vers le lac de Tibériade d’où partiraient les réseaux d’irrigation vers le sud. Le stock d’eau constitué serait réparti entre Israël, la Syrie et la Jordanie. Israël réclame une part plus importante, incluant les eaux du Litani au Liban. Les États arabes refusent dans la mesure où tous les cours d’eau sont sur leurs territoires[64],[65].
  • 9 novembre : mort d’Abdel Aziz Ibn Saoud. Son fils Saoud lui succède sur le trône d’Arabie saoudite tandis que son second fils Fayçal prend le titre de prince héritier et de vice-Premier ministre. Saoud se montre moins conciliant que son père envers les Américains, leur reprochant leur politique d’ouverture envers l’Égypte et le Yémen, républicains. Il est dépensier, proche de la vie bédouine et peu fait pour diriger le pays. Son frère Fayçal est un musulman austère, monogame, doté des qualités d’un homme d’État, ancien ministre des Affaires étrangères de son père et grand connaisseur des pays occidentaux[62].
  • 17 novembre : création en Iran du « Conseil supérieur des tribus » ; il peut convoquer à Téhéran une Assemblée générale, composée des « chefs suprêmes des différentes tribus »[55].

Europe

  • 4 avril : la Pravda révèle que le « complot des blouses blanches » est une machination[69]
  • 1er - 5 juin : révolte ouvrière en Tchécoslovaquie, avec 129 entreprises en grève et des manifestations de rue antigouvernementale dans quatre centres industriels, notamment à Plzeň où 20 000 ouvriers des usines Škoda se révoltent. 472 grévistes sont arrêtés officiellement[72]. Les conflits ouvriers et le mécontentement des agriculteurs, des intellectuels et des étudiants amènent les dirigeants tchécoslovaques à libéraliser le régime.
Chars soviétiques à Leipzig pour réprimer les émeutes de 1953 en Allemagne de l’Est
  • 16 - 17 juin : émeutes de 1953 en Allemagne de l’Est. Les manifestants réclament l’abaissement des cadences de production et des élections libres. L’état de siège est proclamé. La répression soviétique et est-allemande fait une cinquantaine de morts et plusieurs milliers d’arrestations[74]. Le 23 juin, pour apaiser la situation, le gouvernement est-allemand procède à la révision des normes de productivité qui avaient été le principal facteur de l’insurrection de Berlin-Est.
  • 26 juin, URSS : Lavrenti Beria est éliminé pour « activités criminelles et contraires au parti ». Il est jugé, condamné à mort et exécuté le 23 décembre[75].
  • 2 juillet : démission forcée de Mátyás Rákosi, premier ministre de la République populaire de Hongrie[76]. Il conserve son poste de secrétaire général du Parti des travailleurs hongrois[77].
  • 4 juillet : le nouveau Premier ministre hongrois, Imre Nagy, annonce un « nouveau cours politique pour son pays ». Le nouveau gouvernement hongrois libéralise certains aspects de sa politique. Imre Nagy lance un nouveau programme économique moins strict (développement de l’agriculture et des industries de biens de consommation, arrêt de la collectivisation forcée) et le gouvernement accorde l’amnistie à certains prisonniers et supprime les camps d’internement. Les réformistes se heurtent aux staliniens au sein du parti que Rákosi continue de diriger[77].
  • 7 septembre : Nikita Khrouchtchev obtient du Comité central l’officialisation de son poste de premier secrétaire du PCUS et l’approbation de son rapport sur la réorganisation de l’agriculture et de l’élevage, qui marque la fin de l’ère stalinienne sur le plan économique[79].
  • 25 septembre : le cardinal Stefan Wyszyński, archevêque de Varsovie et primat de Pologne, est interné dans un monastère (fin en 1956)[80].
2 juin : couronnement d’Élisabeth II.
  • 4 - 6 novembre : Trieste est le théâtre de sanglantes manifestations, violemment réprimées par la police anglo-américaine[90].


Personnalités majeures décédées en 1953

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