Genkan

Genkan du Komoro-honjin Omoya à Komoro dans la préfecture de Nagano au Japon.

Le genkan (玄関?, littéralement « porte de la connaissance profonde[1] ») est un vestibule à l'entrée des logements, des temples bouddhistes japonais ou d'autres bâtiments dans lequel on retire ses chaussures.

La coutume de retirer ses chaussures avant d'entrer dans un logement date au moins de l'ère Heian (794-1192)[2].

Le genkan était à l'origine l'entrée des temples zen, et signifiait à celui qui le franchissait qu'il devait se soumettre aux préceptes zen[1]. Vers le XVIIe siècle, des samouraïs s'inspirèrent de ces temples en faisant construire un genkan devant leurs maisons[1]. Cet élément se répandit ensuite dans les maisons de la bourgeoisie et dans toutes les habitations japonaises[1].

Un genkan dans un appartement japonais.

Le genkan est une marche plus bas que le reste du logement et contient une étagère à chaussures appelée getabako (下駄箱?, lit. « boîte pour geta ») et parfois un porte-parapluies et des crochets pour les manteaux[3]. Les chaussures sont aussi retirées dans un grand genkan dans les écoles, certains bureaux, cliniques ou restaurants, et devant toutes les pièces en tatami de façon générale[3].

L'hôte doit retirer ses chaussures et son manteau dans le genkan. D'après la coutume, le visiteur aligne ses chaussures sur un côté du genkan[2].

La personne à l'intérieur prononce alors la formule : Dōzo, o-agari kudasai (どうぞお上がり下さい?, littéralement « veuillez monter s'il vous plaît »), à quoi l'hôte répond en entrant : o-jama shimasu (お邪魔します?, littéralement « permettez-moi de vous déranger »)[2].

Quand on ôte ses chaussures, en entrant, on prend soin de les diriger vers la sortie et de les placer au milieu du genkan pour faciliter le départ[2].

Copyright