George Prodgers

George Prodger, épelé quelquefois Prodgers[2], et surnommé Goldie, (né le à London, dans la province de l'Ontario au Canada - mort le ) est un joueur professionnel et un entraîneur canadien de hockey sur glace[3].

Au cours de sa carrière, il a remporté la Coupe Stanley en 1912, avec les Bulldogs de Québec, et en 1916 avec les Canadiens de Montréal. À la seconde occasion, il inscrit le but qui offre la première coupe de l'histoire de la franchise[4].

Natif de London, il joue avec les équipes amateurs locales avant de faire ses débuts professionnels en 1911 avec les Colts de Waterloo de l'Ontario Professional Hockey League[5]. La saison suivante, il joint les Bulldogs de Québec de l'Association nationale de hockey (ANH). Associé à Joe Hall en défense[5], il participe à la victoire des siens en ANH, reprenant la Coupe Stanley aux tenants, les Sénateurs d'Ottawa. Par la suite, les Bulldogs conservent le trophée en remportant le défi lancé par les Victorias de Moncton de la Maritime Professional Hockey League[6]. La saison suivante, il part dans l'Ouest canadien où il joue pour les Aristocrats de Victoria de l'Association de hockey de la Côte du Pacifique (PCHA). Il retrouve ensuite Québec le temps d'une édition puis porte les couleurs des Wanderers de Montréal.

En 1915, il joint la seconde équipe de Montréal, les Canadiens. Cette saison-là, les Canadiens remportent le Trophée O'Brien, remis aux champions de l'ANH. Ils affrontent ensuite pour la Coupe Stanley les Rosebuds de Portland, première équipe basée aux États-Unis à tenter de remporter le titre. Disputé au meilleur des cinq parties, la Coupe est finalement attribuée aux Canadiens après leur victoire dans l'ultime rencontre, Prodgers inscrivant le but victorieux[4],[7]. Avec la Première Guerre mondiale rageant en Europe, Prodger s'engage dans l'Armée canadienne[8]. Il joue la saison 1916-1917 sous les couleurs du 228e bataillon de Toronto, qui compte entre autres Howard McNamara et Art Duncan, avant d'être envoyé sur le front.

De retour en 1919, il refuse de rejoindre les Bulldogs qui possèdent ses droits dans la Ligue nationale de hockey (LNH) qui a été créée entre-temps. Échangé aux Canadiens, il est immédiatement envoyé aux St. Pats de Toronto avec lesquels il reste une saison. De retour à Montréal avant le début de l'édition 1920-1921, il est de nouveau transféré, cette fois aux Tigers de Hamilton. Pour sa première saison avec sa nouvelle équipe, il réalise son meilleur exercice, inscrivant 18 buts en 24 parties jouées. Trois ans plus tard, il suspend sa carrière. En 1926, il retourne à London où il joue pour les Panthers de la Canadian Professional Hockey League (CanPro), dont il en est également l'entraîneur[1]. Un an plus tard, il met un terme définitif à sa carrière de joueur[5].

En 2009, il est intronisé au London Sports Hall of Fame[9].

Pour les significations des abréviations, voir statistiques du hockey sur glace.

Statistiques par saison [5]
Saison Équipe Ligue Saison régulière Séries éliminatoires
PJ  B   A  Pts Pun PJ  B   A  Pts Pun
1908-1909 Athletics de London AHO-Jr.
1909-1910 Wingers de London AHO-Int.
1910-1911 Colts de Waterloo OPHL 16 9 0 9 1 0 0 0
1911-1912 Bulldogs de Québec ANH 18 3 0 3 15
1911-1912 Bulldogs de Québec Coupe Stanley 2 0 0 0 0
1912-1913 Aristocrats de Victoria PCHA 15 6 0 6 21
1912-1913 Aristocrats de Victoria Amicaux 3 1 0 1 2
1913-1914 Bulldogs de Québec ANH 20 2 3 5 11
1914-1915 Wanderers de Montréal ANH 18 8 5 13 54 2 0 0 0 15
1915-1916 Canadiens de Montréal ANH 24 8 3 11 86
1915-1916 Canadiens de Montréal Coupe Stanley 4 3 0 3 13
1916-1917 228e bataillon de Toronto ANH 12 16 3 19 30
1919-1920 St. Pats de Toronto LNH 16 8 6 14 4
1920-1921 Tigers de Hamilton LNH 24 18 9 27 8
1921-1922 Tigers de Hamilton LNH 24 15 6 21 4
1922-1923 Tigers de Hamilton LNH 23 13 4 17 17
1923-1924 Tigers de Hamilton LNH 23 9 4 13 6
1924-1925 Tigers de Hamilton LNH 1 0 0 0 0
1926-1927 Panthers de London Can-Pro 16 1 0 1 0
Totaux LNH 111 63 29 92 39

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