Jean Châtel

Jean Châtel (Jean Chastel en moyen français), né en 1575 et mort exécuté le à Paris, est un jeune homme qui tenta d'assassiner Henri IV le .

Il fut exécuté comme régicide en place de Grève, deux jours plus tard.

L'attentat de Châtel et le supplice de l'assassin
( détail d'une gravure sur bois coloriée d'origine allemande, fin du XVIe siècle).

Il était fils d'un marchand de draps et n'avait que dix-neuf ans lorsqu’il s'introduisit dans l'hôtel de Gabrielle d'Estrées, pendant une audience royale[1]. Il porta au roi un coup de couteau à la lèvre, alors que celui-ci se baissait pour relever deux officiers qui étaient à ses genoux. Arrêté sur-le-champ, il fut condamné à être écartelé en place de Grève. La maison du père de Jean Châtel, sur l'île de la Cité, fut démolie et remplacée en 1595 par une « pyramide » commémorative.

Lors de l'enquête, on découvrit que Jean avait été élève des jésuites au collège de Clermont (aujourd'hui lycée Louis-le-Grand). Les jésuites furent accusés d’avoir inspiré son acte, malgré les dénégations de l'accusé[réf. nécessaire]. Ses anciens professeurs, les pères Hay et Guéret, furent bannis du royaume de France. Un autre, le père Guignard, fut pendu et brûlé en place de Grève. Les autres pères furent exilés, le collège mis sous séquestre et les meubles vendus[2]. Ceux qui furent bannis du royaume seront finalement rappelés, faute de preuves. Les ligueurs inscrivirent Jean Châtel dans leur martyrologe, et Jean Boucher écrivit son Apologie.

En 1605, après le rappel de la compagnie de Jésus par Henri IV, on détruisit la pyramide de Châtel ainsi que les inscriptions anti-jésuites qu'elle comportait. À son emplacement, le prévôt des marchands François Miron fit construire la fontaine des Barnabites.

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