Paul Hermelin

Paul Hermelin, né le à Etterbeek (Belgique), est un homme d'affaires français d'origine belge. Il est le président-directeur général de Capgemini depuis 2012.

Paul Hermelin grandit à Avignon dans le quartier populaire de Monclar[1]. Il fait ses classes préparatoires au Lycée Saint-Louis et intègre l'École polytechnique (X 1972). Il est diplômé de l'ENA promotion Guernica (1976).

Paul Hermelin entame sa carrière au Ministère de l'Economie et des Finances, au sein du cabinet de Jacques Delors[2]. Il devient directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn quand celui-ci est nommé ministre de l'Industrie et du Commerce Extérieur en 1991[2]. Il est présenté par Marianne comme une « figure de la gauche, membre du PS, ancien directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn et proche de François Hollande »[3]

En 1993, il intègre le groupe Capgemini, et devient PDG de Capgemini France en 1996, obtenant une place au directoire de la société. En , il est à l'origine de la fusion entre Cap Gemini et Ernst & Young Consulting et devient à cette occasion directeur général adjoint du Groupe. En il devient directeur général de Capgemini, une entreprise de 9,7 milliards de chiffre d'affaires (en 2011) et en , il devient président-directeur général du Groupe.

Le [4], Paul Hermelin a cédé sa place à Aiman Ezzat en tant que Directeur Général. A l'issue de l'Assemblée Générale, il garde la présidence du conseil d'administration dans le cadre de la dissociation des fonctions de président et de directeur général.

Il est aussi conseiller municipal socialiste d'Avignon de 1989 à 2001 et de nouveau depuis .

En , il est nommé « représentant spécial de la France pour la relation économique avec l’Inde »[5] par Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères. En effet, les salariés de nationalité indienne représentent en 2014 un tiers des effectifs du groupe Capgemini, soit près de 47 000 personnes[6],[7].

Paul Hermelin a reçu 4 831 809 € en 2015[8]. Sa rémunération annuelle 2016 atteint 4,74 millions d’euros dont 2,53 millions de fixe et variable (les 2,21 millions restants correspondent à la valorisation des actions de performance gratuites)[9]

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