Sig Ruman

Aux côtés de George Cooper et Peter Lorre dans Think Fast, Mr. Moto (1937)

Sig Ruman est un acteur germano-américain, né le à Hambourg et mort le à Julian (comté de San Diego, Californie). À Hollywood, il s'était fait une sorte de spécialité des rôles d'Allemands antipathiques[1].

Il étudia l’électrotechnique, mais se détourna de cette spécialité pour se produire comme acteur de music-hall[2]. Il servit dans l'armée allemande pendant la Grande guerre[3]. Il reprit sa carrière artistique mais, faute de travail[4], émigra aux États-Unis en 1924. Il se lia d'amitié avec le dramaturge George S. Kaufman et le critique de théâtre Alexander Woollcott, et remporta de nombreux succès à Broadway.

Ruman faits ses débuts à l'écran avec Lucky Boy[1] (1929). Remarqué des Marx Brothers, on le voit apparaître successivement dans Une nuit à l'opéra , Un jour aux courses et Une nuit à Casablanca. Son accent allemand et sa haute taille lui valent une multitude de rôles de méchants dans les thrillers et les films de guerre des années 1940 ; mais Ernst Lubitsch, autre compatriote émigré, lui propose des rôles plus légers : ainsi dans Ninotchka (1939) (où il interprète un bureaucrate soviétique) et Jeux dangereux (1942). Il interprète aussi le rôle du Pr. Herman von Reiter dans Shining Victory (1941), adaptation d'une pièce d'A. J. Cronin. Ruman jouera très souvent des rôles d'Allemands collet montés dans les films de Billy Wilder : La Valse de l'empereur (1948), Stalag 17 (1953), Un, deux, trois (1961) et La Grande Combine (1966).

Vers 1936, il anglicise son nom d'artiste de Siegfried Ruman en Sig Ruman, compte-tenu de la montée de la germanophobie à Hollywood.

Malgré une santé chancelante, Ruman continue de se produire tout au long des années 1950 et 1960 dans une série de films, et est fréquemment invité sur les plateaux de télévision.

Il succombe le à un infarctus, juste devant sa maison de Julian (Californie), laissant veuve sa femme Else, en charge d'une fille, Senta[5].

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